MATERNITE CONSCIENTE

... Extrait

Au cours de ces dernières années, la médecine conventionnelle s'est efforcée de mettre á disposition de ses patients et du public en général, un éventail chaque fois plus grand et, en conséquence, préoccupant, de moyens et de techniques, qui se sont convertis quasi en une pratique et une normalité quotidiennes comme c’est le cas des banques de sperme, de l’insémination artificielle, des traitements hormonaux capables de provoquer une ovulation sur mesure, de la consommation de la miraculeuse pilule bleue connue comme la Viagra, des prothèses de sexe ou de seins, de la clonation humaine, de la régénération cellulaire, de la xénotransplantation, des organismes génétiquement modifiés (OGM), etc….

Le concept des mères porteuses est en voie de légalisation dans certains pays et l’on nous promet, pour dans quelques années, le traitement de la plupart des pathologies dues à une malversation génétique et elles sont toutes en passe de le devenir…. Non seulement, l’être humain semble l’appeler de tous ses vœux, sinon qu’il veut pouvoir dominer enfin et par n’importe quel moyen cette mère Nature et en devenir le propriétaire exclusif. Ainsi, les progrès de la science et de la biologie ont-ils fini par modifier profondément notre représentation de la naissance et de la mort. Si avant, la vie d’un individu s’écoulait de son premier cri jusqu’à son dernier souffle, quand son cœur cessait de palpiter, aujourd’hui le développement des biotechnologies nous place dans un contexte bien différent et nous éloigne du principe naturel de la vie, ce qui n’est pas sans soulever des problèmes d’éthique.

Face à un tel panorama, on peut légitimement s’interroger : où sont les médecins à la fois suffisamment ouverts à la philosophie, à l’éthique, au savoir et à la sagesse des médecines traditionnelles ou complémentaires ou encore à ces techniques méconnues, et pourtant de grande valeur, comme l’est par exemple la bioélectronique ? Où sont-ils ceux qui ont réellement médité sur les conséquences psychobiologiques de ces supposés progrès scientifiques ? Personne, et encore moins la grande majorité des médecines, ne se risque à parler ouvertement des conséquences dramatiques que ces techniques peuvent induire à long terme, et particulièrement pour la future mère et ses enfants. Personne ne semble non plus disposé à provoquer la colère de ces femmes qui se disent libérées du joug masculin… bien que cette liberté récemment acquise imite et reproduise pathétiquement dans son vécu, justement ces mêmes schémas masculins qui sont loin d’être une référence. Et il est fort ironique de constater que l’argument fondateur de cette vraie ou fausse libération féminine fut justement de revendiquer la contraception libre et l’avortement légal…

Que sera-t-il du futur de tous ces enfants post-pilules, de ces autres enfants, fruit forcé d’un ovule ou des ces enfants nés de la congélation d’une poignée de spermatozoïdes, complètement aseptisés par les antibiotiques ? Que sera-t-il du futur de ces enfants nés d’un œuf humain fabriqué dans un tube à essai, avant que d’être implanté dans un utérus à problème… ou de ces enfants à la carte surgis du mélange calculé de leur jeu génétique sous l’œil attentif et froid d’un microscope ou de ces autres, tendrement bercés dans l’utérus à crédit d’une mère porteuse qui a parfois l’âge d’une bonne vieille grand-mère?

Au mieux, quelques échographies, une surcharge vitaminique et un complément de calcium seront suffisants à leur survie. Parfois, ils recevront via materna, un traitement antibiotique ou hormonal. Et dans la plupart des cas, ces enfants seront promptement envahis par la nicotine, la caféine, l’alcool, les sédatifs, les tranquillisants, les additifs alimentaires, le stress et autres pollutions inhérentes à notre vie moderne, sans oublier les vaccins administrés antérieurement à leurs propres parents auxquels viendra s’ajouter la longue liste de ceux qu’ils recevront, à peine poussé leur premier cri… sans parler des drogues qui, parfois, les intoxiqueront dans le sein maternel, bien avant leur venue au monde. Tous ces facteurs viendront se juxtaposer au lignage génétique de leurs ancêtres et aux diathèses de leurs parents, que ces enfants hériteront naturellement au moment de leur conception et qui détermineront leur propre terrain biologique.

Donner la vie devrait être un acte naturel. Néanmoins, il y a longtemps qu’il ne l’est plus ou a cessé de l’être. Ainsi, la position incommode, pour ne pas dire autre chose, de la parturiente, couchée sur le dos sur la table d’accouchement, jambes ouvertes et pieds emprisonnés dans les étriers, (lithotomie), semble avoir été inventée pour le confort exclusif du médecin, absorbé à sa tâche entre les jambes de la femme, réduite à un sexe béant, bien que de celui-ci jaillisse la vie. L’expérience clinique de nombreux ostéopathes démontre amplement combien cette position peut favoriser, à long terme et parfois bien des années après, de graves déséquilibres de la colonne vertébrale. De même, nombreux sont les médecins et les accoucheurs qui savent parfaitement que cette position rend plus difficile la circulation sanguine de la parturiente, et donc celle du bébé, durant l’accouchement, du fait de la grande compression que subit l’aorte. En outre, cette position favorise les déchirements du périné, qu’ils soient légers ou de grade III ou IV... qui se préviennent, et pourquoi pas ?! par la systématisation généralisée de l’épisiotomie dite de routine (du grec couper (tomie) et pubis (épision)… bien que les complications de celle-ci soient nombreuses : infections, rupture du rectum, hémorragies, inflammation, dépression et trauma postpartum, difficulté à reprendre les relations sexuelles…

Touchers vaginaux de routine, pas toujours utiles et souvent répétitifs durant la phase de dilatation, accouchements provoqués et accélérés, accouchements sous monitoring, accouchements sous anesthésie péridurale bien qu’aujourd’hui, les risques neurologiques qu’elle comporte, soient parfaitement connus et que l’on sache que, non seulement, elle ralentit le travail sinon qu’elle peut être préjudiciable autant pour la mère que pour l’enfant, accouchements par césarienne, sans réelle nécessité clinique et parfois sur l’insistance de la mère, désireuse de retrouver promptement sa silhouette…. L’enfant doit naître et paraître rapidement…. Que diable ! On a d’autres chats à fouetter…

A peine a-t-il ouvert les yeux sur notre monde pressé et robotisé, que voilà notre nouveau-né baigné, aseptisé, vêtu…. et vacciné… en même temps qu’il est séparé du sein maternel. Il faut souligner que la femme enceinte et la femme parturiente se sont converties de nos jours en de grandes malades et comme telles, on veille sur elles, pour ne pas dire qu’on les contrôle, dans ce nouvel accompagnement de la grossesse. Ainsi, sont-elles soumises à de nombreux examens et analyses ou invitées à prendre, par mesure de précaution, des médicaments qui ne sont pas sans effet secondaire (iatrogène). Plus que d’aider un nouvel être à voir le jour, il semble que l’establishment médical se préoccupe plus de donner la vie à un futur consommateur de ces médicaments anti dont elle regorge et de lui proportionner des soins qui le précipiteront, à peine né, des consultations de pédiatrie à celles de médecine générale dont il engrossera les rangs, toute sa vie durant, confiant et dépendant… Il ne nous surprendra donc pas que toutes les vingt secondes, vienne au monde un enfant inadapté

Face à cette dramatique, sinon démoralisante situation où les propres parents sont dépossédés du plaisir de donner la vie, il serait beaucoup plus simple et certainement moins coûteux et surtout plus humain de recourir à la prévention prénatale. Hélas ! les lobbies pharmaceutiques, les Big Pharma et leurs acolytes ont depuis longtemps proscrit de leur vocabulaire des mots comme prévention, adaptation, autonomie, libre choix et coût minimum.

Que faut-il entendre par prévention prénatale ? Inutile de dire qu’il faut clairement distinguer le sens que recouvre le terme de prévention prénatale de celui que dissimule le terme eugénisme1 dont le sens s'est diabolisé durant le nazisme et son désir maladif de pureté raciale. L’eugénisme est le fruit de la théorie de Darwin. Selon celle-ci, à évoluer par la sélection naturelle, les espèces sont conduites à accepter dans leur sein des races supérieures et des races… inférieures. Darwin lui-même déclarait : …chez les sauvages, les corps et les esprits malades sont rapidement éliminés. Les hommes civilisés, au contraire, construisent des asiles pour les imbéciles, les diminués et les malades. Nos médecins mettent le meilleur de leur talent pour préserver la vie de tous et de chacun le plus longtemps possible. Ainsi, favorisent-ils la propagation des faibles dans nos sociétés civilisées. Quiconque qui a travaillé sur la reproduction des animaux domestiques, sait que cela est hautement préjudiciable pour la race humaine.

Francis Galton, cousin de Charles Darwin, ne tergiversa pas et mit en pratique, au pied de la lettre, le judicieux conseil de Darwin. Pour ce faire, il appliqua la théorie eugéniste aux êtres humains. Elle consiste à agir sur le cours de la sélection naturelle et à la convertir en sélection plus ciblée. Selon Galton, les organisations caritatives, du fait qu’elles assurent le soin des pauvres et de malades, qualifiés à l’époque de dégénérés, ineptes et inférieurs, empêchent le bon déroulement de la sélection naturelle. Afin donc de lutter contre la transmission de diverses tares, l’eugénisme se proposait d’agir suivant deux axes complémentaires: d’une part, favoriser les races dites supérieures, c’est-à-dire pratiquer un eugénisme positif et d’autre part, faire disparaître les races dites inférieures, et recourir à un eugénisme qualifié de négatif.

Cette vision exclusivement matérialiste n’est pas nouvelle. Non seulement, c’est une pratique commune depuis bien des décennies dans l’agriculture et l’élevage, sinon que depuis l’Antiquité jusqu’à notre bienheureuse époque, autant la biologie que la médecine, avec ou sans lois, ont essayé de dissuader les hommes et les femmes, autrefois qualifiés d’ineptes et actuellement d’individus à haut risque, d'avoir des enfants. Ainsi, par exemple, les Spartiates se montraient sans pitié et jetaient dans un précipice les enfants difformes ou retardés. Et il y a peu, et cependant après les horreurs bien connues du régime nazi, les personnes souffrant de retard mental, de crises d’épilepsie ou d’un syndrome de Down, étaient stérilisées sans leur consentement, lois bien en main, dans de nombreux pays d’Europe et aux Etats-Unis.

Encore aujourd’hui, il existe de nombreux exemples de ces pratiques. De la stérilisation forcée des femmes des pays du Tiers-Monde grâce aux vaccins anticontraceptifs, bien que servis sous le déguisement de anti-infectieux, en passant par la prescription de contraceptifs dont les graves effets secondaires sont irréversibles,2 jusqu’à l’ingérence de l’Etat, tel qu’il s’exerce en Chine, par des moyens coercitifs basés sur la peur et la répression. Il est à souligner que cette pratique est qualifiée par la Fédération Internationale de Planification Familiale comme étant la plus remarquable de toutes les politiques de planification familiale actuelles.3 Et n’oublions pas, l’assassinat toujours en vigueur des toutes ces petites filles, nouvelles-nées, commis presque légalement dans divers pays du monde, ni les biotechnologies qui nous proposent la sélection d’embryons et la fabrication d’enfants à la carte. La commercialisation sous patente du vivant, et peut-être bientôt la clonation de l’humain, sont d’autres outils dont dispose ce nouvel eugénisme, appelé aujourd’hui pudiquement relativement négatif.

Cette culture subtile de la mort face à la spontanéité de la vie a tellement envahi nos esprits vidés de toute conviction que nous l’acceptons comme un fait irréfutable. Certes, nous pâlissons à l’idée d’appeler eugénisme ce totalitarisme d’Etat… notre mémoire collective concédant seulement à l’Holocauste, toute l’horreur que contient ce mot. Nous lui préférons le terme de démocratie. Ainsi, est-il possible de manipuler l’humain comme du bétail et d’appeler cette ingénierie sociale, bioéthique. Cela se marie fort bien avec l’idée de la nécessité d’un certain interventionnisme d’Etat qui, à aggraver l’appauvrissement de la société, en fait son vassal et renforce ainsi la sélection naturelle. L’Afrique peut crever tranquille… et nous autres, et encore plus, nous les femmes, accepter que l’on nous dérobe la pro-Création en la dissociant de la sexualité et que l’on nous convertisse ainsi en objets d’un orgasme annoncé. Pathétique ! A peine un pas nous sépare de nos futurs enfants, à l’œuvre déjà dans ces utérus artificiels, en phase d’essai au Japon.4 Au fait, n’a-t-on pas proclamé un jour la Révolution Sexuelle ? Ou était-ce encore une erreur ?

Aux déclarations horrifiques du prix Nobel américain (1962), Francis Crick, un des découvreurs de l’ADN : « Aucun nouveau-né ne devrait être déclaré humain tant qu’il n’a pas subi avec succès certains tests relatifs à son patrimoine génétique… En cas de réponse négative à de tels contrôles, il devrait être privé du droit à vivre5 … », font cependant écho les interrogations de Laurent Fiedler, professeur à l’Université Paris X, quant au devenir d’un éventuel enfant cloné : « Quelles seraient les conséquences et leur amplitude, dans la conscience d’un être humain, à savoir qu’il est la réplique exacte de son père ou de sa mère et qu’il fut conçu à cette seule fin ? Qu’il ne doit rien à l’un de ses parents et absolument tout à l’autre ?… (…) … Le jeune clone, contemplant son père ou sa mère verrait également comment il va vieillir et certainement mourir… Le débat éthique est ouvert… La localisation d’un gène permet d’établir un diagnostic précoce de diverses maladies génétiques. Demain, les diagnostics préimplantatoires élimineront les embryons obtenus in vitro et porteurs de pathologies, avant leur implantation dans l’utérus maternel. Combien de gènes seront-ils nécessaires : 10 – 20 – 100 – 1000 ? Personne ne sait jusqu’où nous conduira la recherche de l’enfant parfait. »

Il semble qu’il existe une sérieuse différence entre Droit à Naître et Droit à la Vie… sans parler de l’hypothétique et idyllique Egalité des Droits. Malgré tous ces supposés progrès scientifiques, il est néanmoins curieux d’observer qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y a toujours pas une véritable politique prénatale constructive de la part de la médecine allopathique, dite conventionnelle, si ce n’est celle limitée à des analyses, radiographies, écographies, caryotypes, etc… Cependant, la logique la plus élémentaire devrait nous inciter à agir dans la mesure du possible bien avant a naissance. De cela, traite la prévention prénatale homéopathique. Dans le cadre qui nous intéresse, il va sans dire qu’une bonne prévention commence par la solide connaissance de la physiologie de la femme, connaissance qui nous permet de comprendre un peu mieux, sinon d’approcher ce profond mystère qu’est celui de donner la vie… sachant qu’il restera toujours ce qu’il est : un mystère.